Le système de classification en natation handisport

nageur handisport professionnel

Le principe de la classification

La classification en para natation est un système basé sur les fonctions, conçu pour permettre une compétition équitable dans la natation handisport. 

La natation a été l’un des premiers sports organisés pour les personnes handicapées et a été disputée lors des premiers Jeux paralympiques d’été en 1960. Les règles de ce sport et l’approbation des classifications relevaient de la responsabilité de la Fédération internationale de natation amateur (FINA) jusqu’en 1992, date à laquelle le Comité international paralympique a pris en charge la gouvernance de la classification.

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La classification du handicap

Les nageurs sont classés en fonction du type et de l’importance de leur handicap. Le système de classification permet aux nageurs de se mesurer à d’autres nageurs ayant un niveau de fonctionnement similaire.

Les nageurs souffrant d’un handicap physique sont classés dans une catégorie allant de 1 à 10, 1 correspondant aux handicaps les plus graves. Les handicaps physiques des nageurs para comprennent la perte d’un ou de plusieurs membres (à la suite de malformations congénitales et/ou d’une amputation), l’infirmité motrice cérébrale, les lésions de la moelle épinière (entraînant une paralysie ou une incapacité à coordonner les membres), le nanisme et les handicaps qui entravent l’utilisation des articulations.

Les nageurs aveugles et malvoyants concourent dans des catégories distinctes, à savoir les catégories 11, 12 ou 13. La catégorie 11 correspond aux nageurs totalement aveugles, tandis que les nageurs de la catégorie 12 ont une déficience visuelle sévère mais non totale. Les nageurs de la catégorie 11 concourent avec des lunettes noircies pour s’assurer que les concurrents sont au même niveau. Les nageurs de la catégorie 11 doivent également utiliser des claquettes, mais celles-ci sont facultatives pour les nageurs des catégories 12 et 13.

Les nageurs souffrant d’un handicap mental concourent dans la catégorie 14, tandis que les nageurs sourds et malentendants concourent dans la catégorie 15.

La classification des épreuves

Les chiffres sont combinés avec une lettre en fonction du type d’épreuve. 

  • Le préfixe « S » correspond à la nage libre, au crawl, au dos et au papillon ;
  • « SB » correspond à la brasse 
  • « SM » au quatre nages. 

Ainsi, un nageur souffrant d’un handicap physique grave qui participe à la nage sur le dos peut concourir dans une épreuve S3, tandis qu’un nageur aveugle qui participe au quatre nages concourra dans la classe SM11.

Pour les courses de relais, les athlètes de différentes classifications concourent ensemble, mais la somme de leurs classifications individuelles ne doit pas dépasser un total de points donné. Par exemple, une équipe de relais pour un relais de 34 points en nage libre peut être composée de deux nageurs S8 et de deux nageurs S9 (9 + 9 + 8 + 8 = 34), ou d’un nageur S10 et de trois nageurs S8 (10 + 8 + 8 + 8 = 34).

Gouvernance

La natation était l’un des huit sports disputés lors des premiers Jeux paralympiques, les Jeux paralympiques d’été de 1960 à Rome. Les règles de ce sport et l’approbation des classifications des nageurs étaient établies par la fédération internationale de natation (FINA). 

En 1992, le CIP est devenu officiellement l’organe directeur de la natation pour les personnes handicapées. Quatre organismes sportifs différents ont aidé le CIP à régir la natation aux Jeux paralympiques d’été de 1992 :

  • IBSA – fédération internationale des sports pour aveugles
  • ISOD – fédération internationale des sports pour handicapés 
  • ISMWSF – fédération internationale des sports pour fauteuils roulants et amputés
  • CP-ISRA) – association internationale des sports et loisirs pour la paralysie cérébrale 

Le code de classification du CIP et la natation du CIP régissent le processus de classification. La classification des nageurs est effectuée par des classificateurs reconnus par le CIP.

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